La mosaïque d’habitats aquatiques, humides et terrestres de la Durance et de ses affluents, abrite une faune et une flore d’une très grande richesse. Des espèces les plus communes aux espèces les plus rares qui pour certaines, la Durance représente la dernière aire de présence en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, toutes dépendent étroitement du bon état et de la connexion des habitats naturels entre eux pour se déplacer, se nourrir et se reproduire. Cette biodiversité est reconnue à l’échelle régionale, nationale mais également européenne au travers deux sites N2000 (FR9301589 SIC et FR9312003 ZPS, « La Durance ») qui couvrent la moyenne et basse Durance de Serre-Ponçon au Rhône.
– Le tiers des espèces floristiques de la région dont la très rare Petite-centaurée de Faverger, la petite massette et le Corisperme de France qui sont inféodés aux bancs limoneux et iscles graveleux de la Durance ;
– 100% des espèces de poisson de la région dont des migrateurs amphihalins tel l’Anguille d’Europe et l’Alose feinte, qui remontent la Durance depuis la méditerranée après avoir transité par le Rhône. Ou encore l’Apron du Rhône, poisson endémique du bassin versant du Rhône en danger critique d’extinction, dont les dernières populations régionales se trouve sur le bassin versant de la Durance ;
– 24 des 30 espèces de chiroptères présentes en région dont le Murin de Capaccini et le Murin à oreilles échancrées qui occupent plusieurs gîtes de reproduction le long de la Durance ;
– Des mammifères semi-aquatiques rares et protégés tel que la Loutre d’Europe qui a fait son retour sur la Durance en 2013 et est en voie de recolonisation sur le cours d’eau, tout comme le castor d’Europe dont les indices de présences sont abondants sur le territoire jusqu’à Serre-Ponçon ;
– Des oiseaux strictement inféodés aux bancs et berges pour leur reproduction, tels que le Petit gravelot ou l’Hirondelle de rivage pour qui la Durance accueil jusqu’à entre 75% et 90% des effectifs régionaux mais également d’autres plus discrets dépendant des roselières tel que le Blongios nain, qui est le plus petit représentant de la famille des ardéidés ;
– La Durance abrite près de 50% des espèces de papillons de jour et 80% des espèces d’odonates. Mais également des insectes rares étroitement liés à la dynamique du cours d’eau tel que le Tridactyle panaché, tout petit criquet inféodé aux bancs de sable humides ou encore l’Agrion bleuissant, un odonate dont les populations régressent partout en France et également en Durance.
– Des amphibiens et reptiles à très fort enjeu de conservation tel que le Sonneur à ventre jaune, dont les dernières populations subsistent en Haute Durance et qui est suspecté d’avoir disparu ailleurs sur le bassin versant.
Syndicat Mixte d’aménagement
de la Vallée de la Durance – SMAVD
190, rue Frédéric Mistral
13370 Mallemort