restauration des milieux

Patrimoine naturel de la Durance :

concilier usages humains et reconquête de la biodiversité

La Durance et ses annexes fluviales constituent un patrimoine écologique exceptionnel à préserver et reconquérir.

Ce patrimoine est le fruit d’interactions anciennes entre dynamique des écosystèmes et activité humaine : exploitation des ressources naturelles à des fins économiques (galets, eau, espace alluvial) et usages de proximité (pêche, chasse, promenade, etc.).

Cette activité humaine, prégnante, a façonné de nombreux milieux aujourd’hui considérés comme stratégiques (certaines zones humides, une grande partie de la ripisylve).

Mais elle a aussi entraîné des conséquences négatives, avec des pertes d’habitats considérables comme les lits en tresses qui ont fortement régressés à la suite des aménagements des années 60 ou le cloisonnement de la rivière avec la construction de seuils et barrages.

Alors que plus de 35% des zones humides ont disparu en France métropolitaine depuis les années 70, et que la biodiversité est un peu partout en forte régression, préserver et restaurer les écosystèmes aquatiques de la Durance, affluents et annexes hydrauliques apparaît comme une nécessité.

C’est dans cet environnement complexe que s’inscrivent les actions portées par le SMAVD et ses partenaires au bénéfice de la biodiversité : des écosystèmes riches et fonctionnels contribuent à l’identité du territoire et sont bien plus résilients face aux effets du dérèglement climatique.

Quelques exemples d’actions au bénéfice de la biodiversité :

– Restauration de la continuité des ripisylves (plantation d’arbres)

– Restauration de la continuité écologique (aménagement de passes à poissons seuils 5, 6, 5bis, 66 67 68, etc.)

– Restauration de zones humides (Quitte-Brailles, Sanfla, Charpines, etc.)

Lutte contre les espèces invasives

Stratégie trame turquoise :

stratégie trame turquoise

Pour renforcer l’émergence de projet, une étude sur la trame turquoise Durancienne a également été lancée en 2026 et a pour objectif de localiser les sites à préserver et ceux à restaurer à l’échelle du territoire de gestion, afin d’aboutir à des projets concrets, techniquement et financièrement réalisables et viables dans le temps.

 

Quelques exemples d’actions de restauration physique du lit :

– Recul et d’effacement d’ouvrages afin de redonner à la Durance plus d’espace de divagation

– Recharge sédimentaire pour restaurer le tressage en faveur des habitats pionniers et aquatiques